Archive for the 'Uncategorized' Category

De Las Vegas à Trump

Si le XVIIIème siècle était le siècle des Lumières, le XXIème siècle sera vraisemblablement le siècle de l’Obscurité. Le genre de siècle où le leader de la plus grande puissance du monde se fait élire en proposant de rétablir la torture, ou de construire des murs géants pour séparer les nations. La semaine dernière encore, mes collègues et moi avons participé à un incentive à Las Vegas pendant lequel nous avons débattu de la réussite de Trump aux Etats-Unis. Cette victoire inattendue marque pour beaucoup la fin du rêve américain. Cependant, et même si je ne soutiens en aucun cas monsieur Trum, je pense qu’il faut relativier : le président américan a la tête sur les épaules, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Ses provocations ne visaient apparemment qu’à attiser la ferveur de l’électorat populaire, car depuis son élection (il y a deux semaines à peine), il a déjà changé du tout au tout : il ne fait plus une affaire personnelle de l’Obamacare, il s’éloigne progressivement de l’extrême-droite. Il faudra attendre janvier pour le savoir, mais Trump pourrait bien se révéler être un président tout à fait passable. Certes réactionnaire, mais n’est-ce pas ce qui se passe partout en Europe et dans le monde ? A bien y réfléchir, Trump est peut-être un politicien semblable aux autres. Il n’a pas été plus mythomane que Hollande quand il garantissait d’inverser la courbe du chômage ; il n’a pas été plus démago que Sarkozy voulant devenir le champion de la ruralité (lui, le nain à la Rolex !). Il n’a fait en définitive que se vendre comme président comme il faisait l’article de sa vodka Trump : en étant délibérément excessif dans sa présentation de la réalité, semblable à un publicitaire poussé dans ses derniers retranchements. Ca peut paraître insensé, mais les résultats l’ont montré : ça a marché du feu de Dieu. Comme quoi, les « ploucs » (dixit Sarkozy) représentent toujours un électorat qui peut avoir son utilité, pour peu qu’on arrive à les mobiliser. Soit dit en passant, cet incentive à Las Vegas m’a décidément bien plu : les activités qu’on nous a proposé étaient, je trouve, très réussies. Voilà d’ailleurs le site de l’agence qui l’a mis sur pied : nous faisons appel à elle depuis presque un an et nous n’avons pas encore été déçus à ce jour.

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Published in:Uncategorized |on janvier 9th, 2017 |Comments Off

La Suisse est le pays le plus innovant

La Suisse est le pays le plus innovant pour la sixième année consécutive, selon le rapport de l’Indice mondial de l’innovation 2016 de l’Organisation des Nations unies. La Russie, elle, se contente de la 43e place. La 2e place est occupée par la Suède, devant la Grande-Bretagne, qui complète le podium. Celle-ci est suivie par les Etats-Unis, la Finlande, Singapour, l’Irlande, le Danemark et les Pays-Bas. L’Allemagne se classe 10e parmi les pays les plus innovants du monde, intégrant le Top 10 pour la première fois de son histoire après une 12e place l’année précédente, rapporte Deutsche Welle. Cependant, les auteurs de l’Indice mondial ont mis en valeur la qualité des innovations du pays en matière de niveau d’enseignement universitaire, de promotion des innovations sur les marchés mondiaux et de nombre de références aux recherches scientifiques allemandes dans les éditions internationales.

Published in:Uncategorized |on décembre 21st, 2016 |Comments Off

L’or volé aux Roms est-il au Vatican ?

On ne sait pas précisément ce qui est arrivé aux biens des Roms tués par les nazis mais les juristes qui travaillent pour l’Organisation mondiale des Roms indiquent que l’or volé par les Nazis aux Roms a “fini au Vatican et dans les banques suisses”. Au total, jusqu’à 3,5 millions de Roms ont été exterminés en Europe lors de la GM II, selon les estimations de l’Organisation mondiale des Roms. Selon le président de Rromanipen Jovan Damjanovic, son organisation lutte pour obtenir la reconnaissance officielle du génocide des Tsiganes par l’Allemagne nazie. “Nous avons embauché des avocats américains et suisses, ainsi que le spécialiste serbe Milan Vujin (…). Nous mettrons tout en œuvre pour que la Cour internationale de Justice confirme le sacrifice apporté par notre peuple et reconnaisse que nous avons le droit à la compensation comme c’était le cas avec les Serbes et les Juifs”, a déclaré M.Damjanovic dans une interview accordée à l’agence Sputnik. D’après lui, les juristes qui travaillent pour Rromanipen indiquent que l’or volé par les Nazis chez les Roms a “fini au Vatican et dans les banques suisses” “On aura des informations plus précises à l’issue d’un procès en justice”, affirme M.Damjanovic. Dragan Popovic de l’ONG Maison des droits de l’homme qualifie l’initiative de l’Union d’”opportune et importante”, “prenant notamment en considération que les crimes commis par les Nazis à l’égard des Tsiganes sont toujours repoussés en arrière-plan”. M.Popovic rappelle également que de nombreux héros de la Yougoslavie figurent parmi les Roms, dont Slobodan Berberski, proche de Josip Broz Tito et premier président de l’Union romani internationale, ainsi que Bozidar Katic Kale, courrier de Koca Popovic, commandant de la Première Division prolétarienne des Partisans yougoslaves au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Published in:Uncategorized |on décembre 21st, 2016 |Comments Off

Ambition humaine

L’ambition humaine embrasse dans ses rêves de vastes ensembles, mais il nous est rarement donné de faire grand, et même alors le succès rapide et sûr s’appuie toujours sur une patiente préparation. La fidélité dans les petites choses est à la base de tout ce qui s’accomplit de grand. Nous l’oublions trop. Pourtant, s’il y a une vérité nécessaire à connaître, c’est celle-là, surtout aux époques difficiles et dans les passages pénibles de l’existence. On se sauve bien en cas de naufrage sur un débris de poutre, un aviron, un morceau de planche. Sur les flots tumultueux de la vie, quand tout semble s’être brisé en miettes, souvenons-nous qu’une seule de ces pauvres miettes peut devenir notre planche de salut. La démoralisation consiste à mépriser les restes. Vous avez été ruiné, ou un grand deuil vous a frappé, ou encore vous venez de voir se perdre sous vos yeux le fruit d’un long labeur. Il vous est impossible de reconstituer votre fortune, de ressusciter les morts, de sauver votre peine perdue. Et devant l’irréparable les bras vous tombent. Alors vous négligez de soigner votre personne, de tenir votre maison, de surveiller vos enfants. Cela est pardonnable et combien nous le comprenons! Mais cela est fort dangereux! Le laisser aller transforme le mal en un mal pire. Vous qui croyez que vous n’avez plus rien à perdre, vous allez pour cela même perdre ce qui vous reste encore. Ramassez les débris de vos biens, ayez du peu qui vous reste un soin scrupuleux. Et bientôt ce peu vous consolera. L’effort accompli vient à notre secours, comme l’effort négligé se tourne contre nous. S’il ne vous reste qu’une branche pour vous y accrocher, accrochez-vous à cette branche, et si vous restez seul à défendre une cause qui semble perdue, ne jetez pas vos armes pour rejoindre les fuyards. Au lendemain du déluge quelques isolés repeuplent la terre. L’avenir peut quelquefois ne reposer que sur une tête isolée comme il arrive qu’une vie ne tient qu’à un fil. Inspirez-vous de l’histoire et de la nature: L’une et l’autre vous apprendront en leurs laborieuses évolutions, que les calamités comme la prospérité peuvent sortir des moindres causes, qu’il n’est pas sage de négliger le détail et que surtout il faut savoir attendre et recommencer.

Published in:Uncategorized |on septembre 1st, 2016 |Comments Off

En MiG-29

Certains ne jurent que par la musique, d’autres par les voyages, d’autres encore par la construction de grands monuments en allumettes. Mon dada à moi, c’est les sensations extrêmes. Ca remonte à aussi loin que je me souvienne. Et je suis toujours en quête d’activités pour satisfaire ce besoin. La semaine dernière, j’ai ainsi effectué un vol en avion de chasse sur MiG29. Je rêvais de faire cette expérience depuis un moment et je dois dire que je me souviendrai de ce moment toute ma vie ! C’était encore plus fou, plus radical et plus extraordinaire que tout ce que j’avais pu concevoir ! C’est quand on a entamé les premières figures que j’ai compris toute la brutalité que représente un vol en avion de chasse. J’avais beau m’être préparé, je suis tout de même tombé des nues ! Je crois qu’à force de parcourir des récits sur ce type de vol, j’avais fini par croire que ce n’était au final qu’un simple tour de manège. Grave erreur. Je pense qu’aucun manège ne permet au corps de peser plus de 300 kg dans les virages ! Et aucun n’est assez violent a priori pour vous faire tomber dans les pommes ! Un risque qui est bien réel dans un avion de chasse, et notamment poru le pilote. C’est d’ailleurs pour parer à ce problème qu’il faut se contracter autant que possible pendant les changements de trajectoire : pour éviter que le cerveau soit insuffisamment irrigué. A vrai dire, si un tel manège existait, je ne suis pas sûr que les foules se bousculeraient pour grimper dedans ! Je crois qu’il faut vraiment ne pas être fini pour aimer des sensations aussi effroyables, en fait. Lors de ce vol hors norme, j’ai eu droit à des vrilles, des tonneaux, et même des passages par l’avant… Je sentais parfois mon champ de vision se rétrécir, annonçant les premiers signes d’un black-out. Je pourrais idéaliser les choses en prétendant que j’ai été solide comme un roc, mais ce serait mentir : si je ne me suis pas évanoui, je me suis tout de même senti mal avant la fin. Je sais que ce n’est pas ultra glamour d’aborder ce sujet, mais je préfère préciser pour ceux qui voudraient réaliser un tel vol : quand j’ai retrouvé le plancher des vaches, j’avais fait usage du sac à vomi. Bref, c’est définitivement une expérience qui devrait être destinée aux plus solides. Si vous souhaitez avoir davantage d’informations sur cette expérience, je vous invite à consulter le site où j’ai déniché mon vol en MiG-29 !

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Published in:Uncategorized |on juillet 11th, 2016 |Comments Off

Le rêve

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Published in:Uncategorized |on mai 20th, 2016 |Comments Off

Sommes-nous réellement en guerre ?

À la suite des attentats parisiens, François Hollande et son gouvernement ont répondu par l’emploi d’une rhétorique guerrière et des frappes aériennes contre l’État islamique. Mais, même à considérer les attaques des djihadistes et la réponse militaire française, doit-on considérer que nous sommes, d’un point de vue juridique ou philosophique, en guerre pour autant? Ces derniers jours, le mot est dans presque toutes les bouches: la guerre. Sur France 2 par exemple, le lendemain des attentats, la journaliste du 13 heures décrit un Paris «en état de guerre». Les mouvements de panique à République? Un climat de guerre. C’est par ces mots ausi que François Hollande a commencé son discours au Congrès ce lundi 16 novembre: «La France est en guerre». Et c’était également une des premières paroles de Manuel Valls, le Premier ministre: «Oui, nous sommes en guerre. Nous faisons face à un acte de guerre commis par une armée organisée.» C’est la guerre, donc, ou même la guerre «totale» pour Nicolas Sarkozy: «Les terroristes ont engagé la guerre à la France, la France ne doit pas céder. Notre peuple est déterminé à vaincre la barbarie djihadiste, la guerre que nous devrons livrer doit être totale.» Allusion à peine voilée au concept de guerre totale: un conflit où toutes les ressources économiques, humaines et sociales sont mobilisées, et où la propagande joue à plein régime. L’expression émergea pour la première en 1918, sous la plume du nationaliste antisémite Léon Daudet, celui-là même qui soutînt le fascisme de Mussolini et plus tard le régime de Vichy, et estimait le suffrage universel comme une «chose stupide». Elle a fini par désigner la Première et la Deuxième Guerre mondiale, où non seulement les forces militaires étaient mobilisées mais aussi politiques, intellectuelles, économiques, sur une longue période. Guerre totale ou… mondiale pour le président du Crif, et le pape François, qui a évoqué au lendemain des attentats un «morceau d’une Troisième Guerre mondiale». Guerre encore pour Alain Juppé. Pour le Figaro, qui en a fait sa Une. Pour Le Monde, dont le directeur a affirmé que «la France est en guerre. En guerre contre un terrorisme totalitaire, aveugle, terriblement meurtrier». Guerre aussi à n’en pas douter pour de multiples experts en tous genre, qui se succèdent sur les plateaux de BFMTV et d’iTélé. Avant, tout était simple ou semblait l’être. La guerre, c’était,“un conflit armé, public et juste”. Pourtant, la plupart des philosophes, des juristes, des théoriciens politiques et des historiens spécialistes du sujet savent cette réalité: il ne s’agit pas à proprement parler d’une guerre, ou alors, seulement en un sens métaphorique. En un sens nouveau, et qui impliquerait de trouver un autre mot pour tout ce que nous avons appelé guerre pendant des siècles. Tout élève de Sciences Po, par exemple, qui a préparé son grand oral sait que la guerre, au sens traditionnel du terme, ne correspond pas aux événements du 13 novembre. Devant les jurés, celui qui tient à défendre que les actions terroristes menées par un proto-État non reconnu sur le plan international sont une guerre, a plutôt intérêt à avoir des arguments bien fourbis s’il ne veut pas écoper d’une note éliminatoire. «Avant, tout était simple ou semblait l’être. La guerre, c’était, disait Alberico Gentili, un des fondateurs du droit public international à la fin du XVe siècle, “un conflit armé, public et juste”. Un conflit entre deux armées, deux duchés, deux royaumes, deux États», résume Nicolas Truong sur le Monde, dans un article au titre explicite: «La guerre est finie, les combats continuent». Ces derniers jours, rares ont été les voix qui ont pu se faire entendre dans ce concert belliqueux pour rappeler ces éléments simples de théorie politique, et mettre en garde sur une utilisation abusive du terme. Le professeur à Sciences Po et spécialiste des relations internationales Bertrand Badie s’y est essayé sur France Inter, en tentant la pédagogie face à l’impatience et l’incrédulité de ses intervieweurs Léa Salamé et Patrick Cohen: «Une guerre, moi j’ai toujours appris, et depuis l’aube de nos temps modernes, que c’est une tentative d’utiliser la force pour régler un différend entre États. Daech n’est pas un État, Daech n’a pas d’armée, Daech n’est pas dans une rationalité de négociation. Le propre de la guerre, c’est de pousser à un moment donné vers des négociations pour obtenir une fin politique précise, c’est-à-dire le règlement de ce différend.» Même si certains justifient un emploi métaphorique du terme, la plupart des chercheurs que nous avons interrogés sont d’accord sur ce point: les attentats du 13 novembre ne sont pas une «guerre» à proprement parler. «La guerre, c’est une situation où ce ne sont pas simplement les enfants des autres qui sont impliqués. C’est la transformation profonde de notre société, où chaque individu qui est en âge de porter des armes peut être appelé à porter la mort et à la subir. Le reste, c’est de la métaphore, plus ou moins juste. Porter la guerre dans des zones comme en Syrie ne veut pas dire qu’on est en guerre», déclare François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, et président de l’International institute for strategic studies de Londres et du Centre de politique de sécurité de Genève. Ceux qui sont tous les jours sur le terrain de la guerre ont eux aussi trouvé ce terme abusif. Quel mot utiliserons-nous le jour où nous serons vraiment en guerre, où la population sera appelée sur le terrain de guerre, où les morts tomberont chaque jour? De quels mots disposerons-nous, lorsque nous aurons usé tous les précédents? «Ces derniers jours, j’entends beaucoup parler de “scènes de guerre”, de “situation de guerre”, de “médecine de guerre”. Mais il faut tout de même relativiser», a tenté de tempérer le photographe de l’AFP Dominique Faget, sur le blog making of de l’agence. «Ce vendredi 13 novembre, nous assistons à Paris à une série d’attentats terroristes, à des massacres aveugles, aux plus graves événements que la capitale française ait connus depuis la Libération. Mais ce n’est pas la guerre. La guerre, comme celle que j’ai couverte au Liban, au Tchad, ou beaucoup plus récemment dans l’est de l’Ukraine, c’est vivre dans une peur quotidienne de la mort, avoir sans cesse l’impression d’être en sursis, n’être en sécurité nulle part. C’est voir chaque jour des gens tomber autour de soi, sous les balles et les obus qui pleuvent sur des villes entières, et les cadavres joncher les trottoirs sans que personne n’ose les ramasser. La guerre, c’est quand on risque à chaque instant de se retrouver à la merci d’un tireur isolé, d’un fou, ou d’un de ces innombrables voyous armés qui sillonnent sans contrôle la plupart des zones de conflit du monde. C’est quand on ne peut pas compter sur la police pour assurer sa sécurité, quand des milliers de réfugiés se lancent sur les routes. La médecine de guerre, c’est quand on doit amputer à la hâte un membre qu’on aurait pu sauver dans des circonstances normales. (…) Aussi tragiques que soient les attentats de Paris, je n’aime pas parler de guerre. La guerre, ce serait par exemple si de tels attentats se produisaient tous les jours pendant des semaines. C’est sans doute ce que souhaitent ceux qui ont causé cette tragédie. Mais ce n’est heureusement pas le cas.»

Published in:Uncategorized |on mai 20th, 2016 |Comments Off

Colloque de Montpellier sur les frontières

C’est une question qui mérite vraiment d’être posée, dès lors qu’on regarde comment notre pays entretient des industries moribondes à coup de mesures protectionnistes. Un protectionnisme dont le seul perdant est au final le citoyen, qui se voit empêché d’accéder à l’économie de marché. A mes yeux, ce sont les droits de douane qui bloquent le plus l’économie de ce pays. J’ai d’ailleurs abordé ce sujet il y a quelques jours, au cours d’un colloque à Montpellier. Les droits de douane sont à bien des égards un non-sens. Des industriels, appartenant à des secteurs dépassés par la concurrence, font tout pour nous convaincre que les droits de douane sont un nécessite. Une nécessité pour les défendre contre une concurrence étrangère trop féroce. Mais c’est justement là que réside toute la richesse du commerce mondial ! Tout son intérêt est de mettre à profit les inégalités internationales en terme de coûts pour obtenir des biens au meilleur prix. Tout repose sur la notion d’avantage. Avec l’évolution des technologies, cet avantage concurrentiel évolue. Une technologie nouvelle offre à un pays un avantage compétitif momentané à propos de produits spécifiques. Avec le temps qui passe, cependant, les autres pays apprennent à maîtriser cette technologie, et s’emparent du marché en devenant plus compétitifs. Les fabricants nationaux, qui n’ont par conséquent plus cet avantage concurrentiel, se plaignent alors des importations ultra-compétitives réalisées par une main-d’œuvre étrangère bon marché, et tentent de les interdire, plutôt que de continuer à innover. D’où leur insistance pour mettre en place des droits de douane. Cependant, ils auraient tout à gagner à accepter cette évolution du marché et à investir pour se renouveler, investir dans le nouveau prochain secteur. Au départ, la mise à jour s’avère désagréable et dispendieuse, tant pour l’industrie que pour le gouvernement. Des employés y laissent leur travail et sont obligés de se reconvertir dans des secteurs où ils sont novices. Mais le résultat en vaut largement la chandelle. Et si le pays entend tout de même apporter un secours provisoire, une aide à la reconversion est infiniment plus efficace qu’un droit de douane. Comme l’a très bien dit quelqu’un lors de ce colloque à Montpellier : c’est une manière d’investir dans le futur plutôt que de se replier dans le passé. Inscrivez-vous au prochain séminaire à Montpellier en allant directement sur le site de l’agence. Suivez le lien pour les infos.

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Published in:Uncategorized |on février 17th, 2016 |Comments Off

Bonne conduite

Le but idéal que nous avons d’abord dû assigner à l’évolution naturelle de la conduite nous donne maintenant la règle idéale de la conduite considérée au point de vue moral. Les actes adaptés à des fins, qui constituent à tous les instants la vie manifestée au dehors sont de mieux en mieux adaptés à leurs fins, à mesure que l’évolution fait des progrès; ils finissent par rendre complète, en longueur et en largeur, la vie de chaque individu, en même temps qu’ils contribuent efficacement à l’élevage des jeunes. Puis, ce double résultat est atteint sans empêcher les autres individus d’y parvenir aussi, et même de manière à les y aider. Ici, on affirme sous ces trois aspects la bonté de cette conduite. Toutes choses égales d’ailleurs, nous appelons bons les actes bien appropriés à notre conservation; bons, les actes bien appropriés à l’éducation d’enfants capables d’une vie complète; bons, les actes qui favorisent le développement de la vie de nos semblables. Juger bonne la conduite qui favorise pour l’individu et pour ses semblables le développement de la vie, c’est admettre que l’existence de l’être animé est désirable. Un pessimiste ne peut, sans se contredire, appeler bonne une conduite qui sert à assurer la vie: pour l’appeler ainsi, il devrait en effet, sous une forme ou sous une autre, adopter l’optimisme. Nous avons vu toutefois que les pessimistes et les optimistes s’accordent au moins sur ce postulat: que la vie est digne d’être bénie ou maudite suivant que la résultante en est agréable ou pénible pour la conscience. Puisque les pessimistes, déclarés ou secrets, et les optimistes de toutes sortes constituent, pris ensemble, l’humanité tout entière, il en résulte que ce postulat est universellement accepté. D’où il suit que, si nous pouvons appeler bonne la conduite favorable au développement de la vie, nous le pouvons à la condition seulement de sous-entendre qu’elle procure en définitive plus de plaisirs que de peines. Cette vérité–que la conduite est jugée bonne ou mauvaise suivant que la somme de ses effets, pour l’individu, pour les autres, ou pour l’un et les autres à la fois, est agréable ou pénible,–un examen attentif nous a montré qu’elle était impliquée dans tous les jugements ordinaires sur la conduite: la preuve en est qu’en renversant l’emploi des mots on arrive à des absurdités. Nous avons constaté en outre que toutes les autres règles de conduite que l’on a pu imaginer tirent leur autorité de ce principe. Qu’on prenne comme terme de nos efforts la perfection, la vertu des actes, ou la droiture du motif, peu importe: pour définir la perfection, la vertu ou la droiture, il faut toujours revenir, comme idée fondamentale, au bonheur éprouvé sous une forme ou sous une autre, à un moment ou à un autre, par une personne ou par une autre. On ne peut pas davantage se faire de la béatitude une idée intelligible, sans la concevoir comme impliquant une tendance de la conscience, individuelle ou générale, à un plus haut degré de bonheur, soit par la diminution des peines, soit par l’accroissement des plaisirs. Ceux mêmes qui jugent la conduite au point de vue religieux plutôt qu’au point de vue moral ne pensent pas autrement. Les hommes qui cherchent à se rendre Dieu propice, soit en s’infligeant des peines à eux-mêmes, soit en se privant de plaisirs pour éviter de l’offenser, agissent ainsi pour échapper à des peines futures plus grandes, ou obtenir à la fin de plus grands plaisirs. Si, par des souffrances positives ou négatives en cette vie, ils s’attendaient à augmenter plus tard leurs souffrances, ils ne se conduiraient pas comme ils le font. Ce qu’ils appellent leur devoir, ils cesseraient de le regarder comme tel si son accomplissement leur promettait un malheur éternel au lieu d’un éternel bonheur. Bien plus, s’il y a des gens capables de croire les hommes créés pour être malheureux, et obligés de continuer une vie misérable pour la seule satisfaction de celui qui les a créés, de pareils croyants sont obligés eux-mêmes de suivre la même règle dans leurs jugements; car le plaisir de leur dieu diabolique est la fin qu’ils doivent se proposer.

Published in:Uncategorized |on février 17th, 2016 |Comments Off

Avis de désintégration européenne

La nette victoire des indépendantistes catalans lors du scrutin régional de dimanche est une nouvelle étape de l’inexorable désintégration de l’Union européenne. La liste indépendantiste catalane, Junts pel si (Ensemble pour le oui, 62 élus) du président catalan sortant Artur Mas disposera de la majorité absolue au Parlement régional avec le soutien de l’autre liste indépendantiste de la CUP (extrême gauche, 10 élus). Date prévue de l’émancipation catalane hors du giron espagnol : 2017 au plus tard. Au-delà du problème intérieur espagnol, ce sont bien les fondations de l’institution européenne qui sont impitoyablement rongées. Car la Catalogne n’est pas la seule région européenne à être saisie par des envies de dissidence. Fort de son succès lors des dernières législatives britanniques (56 sièges sur 59), le Parti nationaliste écossais (SNP) envisage d’ores et déjà un second référendum sur la question pour fin 2016. Et pour ne rien arranger aux affaires des européistes pathologiques, le président du gouvernement du Pays basque, Iñigo Urkullu, vient de réclamer à son tour une « consultation légale » sur l’avenir de la « nation » basque en Espagne. Parallèlement, on assiste au sein de l’UE à la montée en puissance de forces et de leaders politiques hors cadre (Syriza, Podemos, Jeremy Corbyn…). On ne niera pas que ces divers mouvements de rébellion institutionnelle et politique progressent eux-mêmes à travers de forts courants contraires : Les motivations des indépendantistes, qu’ils fussent catalans, écossais ou basques, ne répondent pas forcément à des considérations sociales et humanitaires, mais peut-être aussi à un souci un brin égoïste de protéger des avantages considérés comme définitivement acquis ; difficile de nier que la Catalogne ou l’Écosse sont des régions diablement privilégiées ; le retournement de veste d’Alexis Tsipras laissera sans nul doute des traces indélébiles chez les électeurs de Syriza, comme en témoigne la brusque hausse de l’abstention lors de la dernière consultation législative grecque ; les atermoiements des leaders de Podemos sur la question européenne trouble fortement l’électorat de ce jeune parti, en baisse dans les derniers sondages et manifestement gêné aux entournures devant le cas catalan ; enfin, le non de gauche à l’Europe n’a pas forcément grand-chose à voir avec le non de droite, encore moins d’extrême-droite. L’indépendantisme catalan n’a sans doute que peu de points communs avec le nationalisme autrichien exacerbé du FPÖ (Parti autrichien de la liberté) qui, ce même dimanche, vient de réaliser une percée spectaculaire lors d’une élection régionale partielle. Il n’en demeure pas moins que l’émergence multipliée de forces hors cadre est le signe d’un agacement grandissant d’une grande partie des électeurs contre des institutions européennes dont chacun a désormais pu mesurer le caractère foncièrement pervers et antidémocratique, notamment lors des récents soubresauts grecs. Ne nous leurrons pas, il y a fort à parier que les autocrates bruxellois ne se laisseront pas sans réagir tondre la laine sur le dos par une poignée de braillards aussi exaspérés et résolus soient-ils, de gauche comme de droite ou d’extrême-droite. On sait la considération très relative que ces voyous aux abois ont des verdicts démocratiques quels qu’ils soient, dès lors que ceux-là vont contre leur volonté et leurs intérêts. On a vu leurs éléments déchaînés lorsque Syriza a fait mine de rompre les amarres de l’austérité mémorandaire. Et un général de l’armée britannique a froidement déclaré à propos de Jeremy Corbyn que l’armée ne permettrait pas de « mettre un franc-tireur en charge de la sécurité du pays. L’armée ne le supporterait tout simplement pas et utiliserait tous les moyens possibles, bons ou mauvais, pour empêcher cela ». On n’oubliera pas non plus la versatilité des convictions les plus enracinées qui frappe les forces supposées progressistes dès lors qu’elles sont alléchées par les sirènes de la corruption. Difficile de faire son Jacquou-le-Croquant lorsqu’on palpe soudain les émoluments plus que confortables de député. Les votes “collabos” des chambres-godillots parlent pour eux-mêmes, n’est-ce pas Mesdames et Messieurs les élus rescapés de feu Syriza ?

Published in:Uncategorized |on février 17th, 2016 |Comments Off


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